Blogueur par passion, j’ai commencé à écrire sans vraiment savoir que je bloguais.
En 2010, sur My Opera, il ne s’agissait que d’un journal personnel. Un espace intime, presque naïf, où je déposais des pensées, des fragments de quotidien. À l’époque, je ne parlais pas de « blog », car je ne comprenais pas vraiment cette notion. Je cherchais simplement un endroit pour mettre des mots sur ce que je vivais.

Puis il y a eu Blogger. Suite à la fermeture de My Opera, j’ai dû migrer vers la plateforme de blogging hébergée par Google. Et plus tard, Mondoblog, lorsque j’ai été sélectionné à l’issue d’un concours. C’est là, en 2016, que l’écriture a pris une autre dimension. Non pas parce que j’avais changé, mais parce que le regard s’est affiné, la plume s’est consolidée, et surtout parce que j’ai compris que raconter pouvait aussi être une forme d’engagement.
Écrire pour comprendre, pas pour exister

Je n’ai jamais écrit pour occuper l’espace, ni pour la gloire ou l’argent.
J’écris parce que certaines réalités méritent plus que des réactions à chaud. Parce que la société guinéenne, dans toute sa complexité, ne se résume ni à des slogans ni à des indignations passagères. Et surtout, j’écris parce que je continue d’espérer que nos mots peuvent soigner nos maux.
Sur Mondoblog, j’ai écrit sur la société, l’environnement, la culture guinéenne. J’ai écrit contre les discours de haine, contre les raccourcis dangereux, contre l’oubli aussi. J’ai surtout essayé de comprendre — et de faire comprendre — en partant du réel, du vécu, du quotidien.
Avec le temps, une conviction s’est installée : les mots peuvent faire bouger les lignes. Informer, sensibiliser, ouvrir des brèches. Créer des ponts entre les idées et l’action.
Une écriture qui accompagne un parcours

Dans la vie, je suis doctorant en médecine. Cela fait des années que je traîne dans la rédaction de ma thèse de mémoire, changeant çà et là de thème et de directeur de thèse. J’essaie encore de boucler mes études — enfin, la première partie du moins. Pour pouvoir évoluer, il faut franchir ce cap. Et j’ose espérer que je verrai bientôt le bout du tunnel, car malgré les efforts, et malgré les « il a abandonné la médecine », je serai élevé officiellement au grade de docteur. Je ferai tout ce qui est en mon possible pour y arriver : tôt ou tard.
Je suis aussi le fondateur de Djikké Média, un projet né en 2023 de la même envie que l’écriture : créer un média généraliste et apolitique, un espace utile, rigoureux, connecté à nos réalités. J’y assure aujourd’hui plusieurs rôles — community manager, administrateur — toujours avec la même exigence : donner du sens, structurer, rendre lisible.
Par ailleurs, je suis engagé dans le bénévolat, notamment au sein de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), dont je suis membre depuis 2018. C’est une organisation dans laquelle je m’épanouis et qui me tire vers le haut. Après plusieurs années comme simple membre, j’ai eu l’honneur d’assurer la fonction de Responsable de la commission Communication. J’y évolue avec une équipe dynamique et solidaire, qui œuvre pour faire du numérique un outil au service de la démocratie et des communautés.
Je suis également au service d’un média communautaire, une plateforme de journalisme citoyen (IdimiJam), sur laquelle je contribue régulièrement et où j’occupe aussi le rôle de Community Manager.
Par ailleurs, j’ai exercé, pendant plusieurs années, des emplois liés à la rédaction, parfois prestigieux, comme mon poste de Rédacteur en chef au sein d’un média reconnu (Rarili News). J’y ai piloté, pendant une année, une équipe d’une dizaine d’employés, dont une partie composée d’expatriés et de binationaux. Une expérience qui me manque parfois lorsque j’y repense. Mais les raisons qui m’ont poussé à partir étaient plus fortes que mes sentiments. Enfin bref, ce n’est pas pour me jeter des fleurs, mais j’étais entouré et respecté.
Le Blog de Doudou, une continuité assumée
Le Blog de Doudou (ou plutôt sa version 2.0) s’inscrit dans cette continuité.
C’est un espace personnel, hébergé par Djikké Média, où je peux écrire sans confusion de rôles. Ce qui est publié ici relève de ma seule responsabilité — je préfère mettre les points sur les i dès maintenant. Ce n’est pas la voix d’une rédaction, mais celle d’une personne qui observe, analyse et raconte : moi.
Continuer, autrement
Après plus d’une centaine de billets publiés sur Mondoblog, l’envie d’écrire ne s’est pas éteinte. Elle a simplement évolué.
Aujourd’hui, voici mon nouveau blog, auto-hébergé, revigoré par l’ajout d’une nouvelle orientation : l’open source. Peut-être l’occasion de révéler ce côté « geek » longtemps resté en arrière-plan, et de relier technologie, souveraineté numérique et usages locaux.
Mais au fond, la question reste la même : pourquoi écrire, encore ?
C’est vrai, l’IA est partout — même ici. C’est vrai, ne pas l’utiliser aujourd’hui revient à se battre contre des adversaires armés de fusils automatiques quand on n’a qu’une simple épée. Mais rassurez-vous : ce blog n’est pas, et ne sera jamais, généré par l’IA. J’utiliserai l’IA uniquement pour la correction, afin d’éviter les coquilles, par exemple. L’opinion, mon opinion, est authentique, et j’en revendique pleinement la paternité.
Pourquoi écrire encore ? On dit souvent que les blogs, que le blogging, sont morts, qu’il n’y a plus d’avenir. Moi, je dis tout simplement que c’est faux. L’IA ne va pas tuer le blogging, au contraire. À l’image de l’invention de la machine à écrire, de la machine à vapeur, de l’électricité ou d’Internet, l’IA ne va pas effacer les métiers existants, mais les remodeler, les renforcer.

Alors j’écris encore.
Parce que le silence n’explique rien.
Parce que l’urgence ne doit pas tuer la réflexion.
Parce que nos sociétés ont besoin de récits, d’analyses, de points de vue assumés — même imparfaits — pour avancer.
Ce blog n’est pas une promesse de vérité.
C’est une invitation à penser ensemble, avec sérieux, mais sans rigidité.
Bienvenue.— Doudou
Le Blog de Doudou, espace personnel hébergé par Djikké Média.
← Retour au Blog




