Léfa - Lassiry Hip-hop

Le hip-hop guinéen a trouvé son champion, et il s’appelle Léfa.

M’Baye Aissatou Fall, alias Lefa, est bien plus qu’un simple administrateur culturel. Véritable catalyseur de talents, il se bat pour structurer la scène hip-hop guinéenne et offrir aux jeunes une plateforme d’expression et d’émancipation. Rencontre avec un bâtisseur passionné, dont le festival Lassiry Hip-hop est le symbole le plus éclatant.

Figure incontournable de la scène culturelle guinéenne, M’Baye Aissatou Fall, alias Léfa, nous plonge dans l’univers de Lassiry Hip-hop, un festival engagé pour l’autonomisation de la jeunesse.

Léfa - Lassiry Hip-hop

Djikké Média : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours en tant qu’artiste et entrepreneur ?

Léfa : J’ai fait mes premiers pas dans l’administration culturelle auprès de Prince’co (paix à son âme). Ensemble, nous avons créé l’ONG Guinée Challenge pour aménager des bibliothèques à Conakry. Après son décès, j’ai rejoint Nord-Sud Communication, où j’ai perfectionné mes compétences. En 2016, j’ai intégré G4life et cofondé Lassiry Graffiti, devenu Lassiry Hip-hop en 2018. Ce festival est devenu un espace d’expression privilégié pour les jeunes talents et un véritable tremplin vers l’autonomisation.

Djikké Média : Quelle est l’histoire derrière la création de Lassiry Hip-hop et sa mission principale ?

Léfa : Lassiry Hip-hop est né d’une volonté de former les jeunes aux métiers des cultures urbaines. Fort de l’expérience du Hip-hop à Dakar, où il est un puissant vecteur d’insertion professionnelle, j’ai souhaité créer un événement similaire à Conakry, axé sur la formation et l’émergence de nouveaux talents. Notre mission est de promouvoir l’expression jeune, de rendre les jeunes autonomes et de changer l’image de l’événementiel guinéen.

Djikké Média : Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos fresques et comment choisissez-vous les lieux et thèmes ?

Léfa : Chaque année, nous choisissons un thème et un lieu en fonction de l’actualité et de l’accessibilité. Nos fresques sont une ode à la Guinée, une manière d’embellir Conakry et de raconter l’histoire de notre pays à travers l’art.

Léfa - Lassiry Hip-hop

Djikké Média : Quels projets avez-vous réalisés et quels défis avez-vous rencontrés ?

Léfa : Lassiry Hip-hop, « Une femme, une image », Lassiry School Tour, Carnaval de la Santé… Nos projets se heurtent à de nombreux obstacles : manque de soutien des pouvoirs publics, difficultés financières, etc. Mais nous avons formé près de 500 jeunes depuis 2018 et transformé l’image de Conakry.

Léfa - Lassiry Hip-hop

Djikké Média : Comment fonctionne votre équipe et quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?

Léfa : Notre équipe est composée d’artistes de tous horizons (rappeurs, graffeurs, danseurs, DJ, slameurs, stand-up et Rollers), d’administrateurs compétents et de communicants engagés. Nous collaborons avec différentes associations et artistes. Notre ambition est de faire de Lassiry Hip-hop l’un des meilleurs festivals urbains de la sous-région et de positionner la Guinée comme une destination phare de l’art urbain.

Léfa - Lassiry Hip-hop

Djikké Média : Votre mot de la fin ?

Léfa : Merci à Djikké Média pour cette opportunité. J’appelle les jeunes à croire en leur potentiel et à investir les métiers de la culture. Ensemble, nous pouvons faire rayonner notre patrimoine et construire un avenir meilleur.

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